Des fromages au lait cru de chèvre seraient à l'origine d'un foyer de cas d'encéphalite à tiques chez des habitants dans l'Ain, selon l'Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes et la préfecture du département. C'est la première fois qu'un foyer d'en...
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To quote:
" Consommation de lait ou d'un produit laitier non pasteurisé
Une étude en République tchèque (zone endémique d'EAT) a montré que près de 1 % des cas d'EAT (où la personne non vaccinée n'avait pas le souvenir d'avoir été mordue par une tique) étaient d'origine alimentaire, essentiellement du lait de chèvre non pasteurisé, les enfants présentant un risque 2,5 fois plus élevé d'infection que les adultes 8 .
Plus récemment, une enquête en Slovaquie9 a confirmé le risque lié au lait de chèvre dans les zones endémiques.
La transmission de l'EAT par des produits laitiers non pasteurisés semble augmenter ces dernières années en Europe. Une étude norvégienne récente10, concernant 112 prélèvements de lait de vache analysés par RT-PCR, a permis de noter la présence du TBEV dans 5,4 % des échantillons (des études ultérieures sont nécessaires pour vérifier si ces laits peuvent être infectants).
Les vaches correspondant à ces échantillons positifs étaient négatives lors de la recherche d'anticorps sériques neutralisants alors que 15 vaches, sur 17 testées dans la région d'Arendal, se sont révélées positives pour cette recherche d'anticorps (mais négatives pour leur lait). La région d'Arendal est aussi celle où les taux d'EAT notifiés sont les plus importants.
Ce risque lié aux produits laitiers non pasteurisés dans les régions infestées par les tiques et où des cas d'EAT sont signalés démontre qu'une évaluation du risque alimentaire est nécessaire pour définir éventuellement des mesures de prévention. Ceci concerne en particulier les personnes atteintes d'EAT et n'ayant pas le souvenir d'avoir été mordues par une tique (alors qu'une morsure de tique a pu effectivement avoir lieu). "
En anglais :
" Consumption of raw milk or dairy products
A study in the Czech Republic (endemic area of TBE) showed that almost 1% of the cases of TBE (where the unvaccinated person did not remember having been bitten by a tick) were of food origin, mainly unpasteurized goat milk; children have a 2.5 times higher risk of infection than adults.
More recently, an investigation in Slovakia confirmed the risk linked to goat milk in endemic areas.
The transmission of TBE by unpasteurized dairy products seems to have increased in recent years in Europe. A recent Norwegian study, concerning 112 cow's milk samples analyzed by RT-PCR, made it possible to note the presence of TBEV in 5.4% of the samples (further studies are necessary to check if these milk products can be infectious).
The cows corresponding to these positive samples were negative when searching for neutralizing serum antibodies while 15 cows, out of 17 tested in the Arendal region, were positive for this antibody search (but negative for their milk). The Arendal region is also the one where the rates of notified TBE are the highest.
This risk linked to unpasteurized dairy products in regions infested with ticks and where cases of TBE are reported shows that an evaluation of the dietary risk is necessary to possibly define preventive measures. This concerns people with TBE who do not remember having been bitten by a tick (although a tick bite may have actually occurred). "